Parcourir le contenu d’un fichier Android Backup sous Linux

Bonjour à tous, je poste ici un petit aide mémoire (pour moi mais évidemment, si ça peut vous servir, vous gênez pas !). Je viens de rencontrer le cas d’un téléphone Android qui refuse de démarrer (un Wiko FEVER 4G qui reste indéfiniment sur le logo de la marque jusqu’à ce que la batterie soit vide… Moche hein ?) J’ai néanmoins pu faire un backup des userdata depuis le recevory sur la carte SD ce qui m’a généré un petit lot de fichiers en .BACKUP (6 au total, soit à peu près 11Go de data). Super. J’ai pu ensuite réaliser un reset factory et… toujours pas de système Android qui démarre. Un flash via l’outil de Wiko aura fini d’achever la pauvre bête, le téléphone refusant désormais de s’allumer. Repose en paix petit Wiko.

Je me retrouve donc avec des fichiers .BACKUP contenant mes précieuses données mais pas de smartphone Android fonctionnel sous la main pour les exploiter. Voyons ici comment parcourir le contenu de ces fichiers BACKUP pour récupérer l’essentiel.

Création d’une image disque avec dd

Les backups étant répartis dans plusieurs fichiers différents (.BACKUP, .BACKUP1, .BACKUP2…), nous allons les rassembler dans une image disque unique que nous allons monter ensuite au système de fichiers. Linux (peu importe la distribution) propose l’outil dd (datadump) qui permet de convertir un fichier dans un autre. Nous allons donner à manger nos fichiers .BACKUP à dd pour qu’il nous “digère” ça en image ext4 que nous pourrons lire ensuite.

Copiez vos fichier .BACKUP dans un dossier et ouvrez un terminal depuis ce dossier. Au prompt, entrez la commande suivante :

$ dd if=userdata_xxxxxxxx_xxxxxx.backup skip=512 bs=128k iflag=nocache,skip_bytes oflag=nocache,append conv=notrunc of=img.ext4

Explicage : “if” correspond à l’input file, autrement dit le fichier qu’on veut traiter. “skip=512” demande à dd d’ignorer les 512 premiers blocs du fichier BACKUP qui ne nous servirons pas (contient à priori des données d’en-tête surement utiles à Android pour exploiter les données). “bs=128k” demande à dd de lire et d’écrire des blocs d’une taille de 128ko à la fois. Compte tenu de la taille des fichiers à traiter, inutile ici d’indiquer une valeur plus élevée. “iflag=nocache,skip_bytes” et “oflag=nocache,append” permettent de préciser le comportement de dd durant l’opération comme ne pas utiliser le cache du système de fichiers ou continuer d’écrire dans le fichier de sortie plutôt que de l’écraser. “conv=notrunc” demande à ce que le fichier de sortie ne soit pas tronqué pour qu’on ait bien un fichier unique à l’arrivée. Enfin “of” correspond au nom du fichier qui résultera de la commande (output file).

Relancer cette commande pour chaque fichier .BACKUP en votre possession, sans changer l’output file.

Montage de l’image disque avec mount

Une fois tous vos fichiers backup passé dans la moulinette dd, nous pouvons monter le fichier img.ext4 au système de fichiers pour lire son contenu.

$ sudo mkdir /media/backup
$ sudo mount -t ext4 -o loop img.ext4 /media/backup

Explicage : “sudo” permet de demander des privilèges administrateur pour réaliser les opérations qui suivent. “mkdir /media/backup” permet de créer le repertoire qui accueillera notre image disque nouvellement créée. Le point de montage sera /media/backup. C’est ici qu’on pourra accéder au contenu de notre image disque. “mount -t ext4 -o loop” est à proprement parler l’action de monter notre image en tant que système de fichiers ext4 à part entière. On lui indique notre fichier img.ext4 qui est le résultat des commandes dd successive qu’on a tapé plus haut et on lui dit que le point de montage sera le répertoire qu’on a créé juste avant.

Vous pouvez désormais utiliser l’explorateur de fichiers (ou le terminal si c’est plus pratique pour vous) pour parcourir vos backups et récupérer le plus précieux. Il faudra fouiller un peu, mais tout sera là.

J’espère que cette manipulation vous sera utile autant qu’elle me l’a été. Des bisous, sortez masqué !

[Windows 7] Appliquer une stratégie de groupe locale (GPO) à un utilisateur et non à tous.

[Cet article est un des rares rescapés de la plateforme MyOpera. Les articles précédents celui ci ont été sauvagement supprimés au motif qu’ils ne présentaient aucun intérêt. Si vous croisez un individu portant sur lui la culpabilité d’avoir perpétré de tels actes, faites lui part de votre avis sur ses écrits qui ont survécu au massacre. Vous pouvez aussi continuer votre petit bonhomme de chemin en l’ignorant totalement. C’est beau d’avoir le choix.]

Good morning world !!

Dingue, ça fait genre tout ça que je ne suis pas revenu ici. Et rien n’a bougé ! Je suis impressionné.

Bon, je ne reviens pas pour rien. Je suis là pour écrire un article “aide mémoire” pour moi. En effet, je suis en train de réaliser un cours sur le fonctionnement de Windows en OS client connecté à un réseau sans domaine et j’aborde dans ce cours les stratégies de groupe. Et en réalisant mon cours, je me suis demandé comment appliquer une stratégie de groupe (GPO) uniquement à un utilisateur plutôt qu’à l’ensemble des utilisateurs de l’ordinateur.

Comme j’ai galéré pour trouver une solution (j’ai failli croire que ça n’était pas possible), je la post ici et vous en fait profiter par la même occasion. Oui, je suis sympa, vous pouvez le dire.

Step by step :

1. Dans un premier temps, créez une MMC : Démarrer -> mmc.exe -> Entrée
2. Si l’UAC surgit du néant comme le diable hors de sa boite, renvoyez le d’où il vient en cliquant habillement sur “Oui”.
3. Dans la console MMC, cliquez sur : Fichier -> Ajouter/supprimer un composant enfichable… (les flemmards de la souris taperons la combinaison de touche Ctrl + M)
4. Dans la liste de gauche, sélectionnez “Editeur d’objets de stratégie de groupe” et cliquez sur le bouton “Ajouter”
5. Une nouvelle fenêtre apparait. Cliquez sur le bouton “Parcourir…”
6. Cliquez sur l’onglet “Utilisateurs”, sélectionnez le compte utilisateur auquel vous souhaitez appliquer la GPO et cliquez sur OK. L’observateur averti remarquera qu’il est également possible de sélectionner un groupe préconçu tel que “Utilisateurs non-administrateur”. A vous de choisir ce qui vous convient le moment venu.
7. Cliquez sur le bouton “Terminer” pour fermer la fenêtre.
8. “Editeur d’objets de stratégie de groupe” se trouve maintenant dans la liste de droite. Vous avez fait le plus dur, accordez vous une petite pause 🙂 (cliquez sur OK avant quand même)
9. Modifiez les paramètres de l’utilisateur comme bon vous semble.
10. Cliquez sur : Fichier -> Enregistrer sous…
11. Nommez votre MMC comme bon vous semble (essayez de claquer quelque part dans le nom à qui elle s’applique, c’est plus simple pour vous y retrouver, surtout si vous devez répéter l’opération pour d’autres utilisateurs) et cliquez sur Enregistrer.

Par la suite vous pourrez rouvrir cette MMC spécifique à votre utilisateur et opérer de nouveau changement. Les modifications des paramètres ne s’appliqueront qu’à lui et pas aux autres utilisateurs de l’ordinateur.

En espérant que ça vous dépanne 🙂

Tchô

Convertir ses fichiers audios en wav-flac-mp3-couteau à beurre à l’aide de ffmpeg

[Cet article est un des rares rescapés de la plateforme MyOpera. Les articles précédents celui ci ont été sauvagement supprimés au motif qu’ils ne présentaient aucun intérêt. Si vous croisez un individu portant sur lui la culpabilité d’avoir perpétré de tels actes, faites lui part de votre avis sur ses écrits qui ont survécu au massacre. Vous pouvez aussi continuer votre petit bonhomme de chemin en l’ignorant totalement. C’est beau d’avoir le choix.]

Bonjour à tous ! Tout d’abord : “Santé bonheur, santé bonne humeur” pour 2012 

Pour un premier de l’an (et pour un come back après un certain temps d’absence), je n’ai pas trouvé mieux que d’écrire un article sur un truc inutile à savoir (donc indispensable à connaitre). Je ne sais pas vous, mais moi quand j’écoute de la musique, j’aime bien qu’elle soit, autant que possible, de bonne qualité. Donc je privilégie l’écoute de fichiers audios sans perte (Lossless). Le problème de ces fichiers c’est qu’ils prennent une place grosse comme ça 🙁 Pas simple donc de les trimbaler dans un petit lecteur audio portable. En plus, vu la qualité des écouteurs de ces bazars, impossible de profiter pleinement de la pureté du son, à moins d’avoir un super casque audio professionnel, le genre de truc qui ne tient pas facilement dans une poche. Enfin, les lecteurs audio portables ne supportent pas les fichiers audio sans pertes (à part le WAV(PCM) peut-être) donc le passage par la compression est inévitable.

Je vais donc essayer de vous présenter un moyen de convertir efficacement vos fichiers audio sans passer par un logiciel moche et payant (en tout cas sous Windows). Mais avant, un peu d’explicage :

Ce dont vous vous moquez totalement

Le son est un signal analogique. Un signal analogique est la représentation d’un phénomène continu dans le temps. C’est à dire, par exemple, que lorsque la température du dehors passe de 15°C à 10°C en 1h, elle n’y est pas passée d’un coup, elle est passée par toutes les valeurs intermédiaires possibles et inimaginables comprises entre 15°C et 10°C.  Pour illustrer l’exemple, voici une image sur les variations de températures relevées au Groenland depuis les 4000 dernières années (le dernier relevé datant de 2004 et l’échelle de temps est inversée).

Le signal analogique, c’est super car c’est la représentation fidèle d’un phénomène physique continu dans le temps. Il n’y a pas plus authentique. Le problème c’est que c’est chiant à stocker. Pour le son, on arrivait à le faire sur du disque vinyle et sur des cassettes audio. Ah ! La belle époque. Ça prenait de la place, c’était fragile et la qualité diminuait avec le temps.

L’informatique a permis de se débarrasser de ces problèmes : c’est la numérisation.
Un signal numérique est un signal discontinu dans le temps. Il n’est constitué que d’un nombre limité de valeurs. Pour passer d’un signal analogique à un signal numérique, on va prélever sur le signal analogique des échantillons à intervalles réguliers. C’est l’échantillonnage. Pour chaque échantillon, on va leur donner une valeur numérique. C’est la quantification. Cette valeur numérique pourra être traduite en binaire pour être traitée ensuite par l’outil informatique (comme un ordinateur, qui ne comprend que “0” et “1”). Pour illustrer la numérisation (en rouge le signal analogique et en gris l’échantillonnage) : 

Le rapport avec le début de l’article ? Le WAV(PCM) est une représentation numérique d’un son. Cette représentation est dite non compressée. C’est à dire qu’on ne fait aucune opération mathématique de compression sur le résultat de la numérisation.

Les fichiers audio WAV sont facilement stockables et manipulables par les ordinateurs mais ils restent volumineux. Un moyen de leur faire perdre un peu de poids est de les compresser. La compression occasionne généralement des pertes d’information audio, ce qui peut dégrader la qualité audio du signal.

Ce qui vous intéresse vraiment

Ffmpeg est une suite de logiciels qui permet de transcoder un fichier audio d’un format vers un autre, de lire des fichiers audio/vidéo et de diffuser du contenu audio en temps réel (streaming). Il fait le café et change la couche du morpion aussi.

Cet outil s’utilise exclusivement en ligne de commande (le truc écrit en blanc sur fond noir tout pas beau (ou inversement), le machin des hackers quoi…) et fonctionne sous Windows, MacOS X et Linux. D’ailleurs, petite exception pour MacOS, une interface graphique est dispo.

Pour linux, utilisez simplement votre gestionnaire de paquets pour récupérer ffmpeg.

Pour Windows, récupérez les paquets précompilés ici. Prenez la version static 32bits ou 64bits suivant votre système. Vous aurez besoin de 7Zip pour décompresser l’archive. Décompressez le programme où vous souhaitez, dans un répertoire facile d’accès depuis l’invite de commande si possible (par exemple à la racine C: dans un dossier nommé “Ffmpeg”).

Pour MacOS X, vous pouvez récupérer FfmpegX, un binaire compilé tout spécialement pour MacOSX, avec une interface graphique et tout. Récupérez le ici. Récupérez également ces composants :

Lancez FfmpegX. Pour chaque composant, cliquez sur “Chercher” et sélectionnez les composants fraichement récupérés. L’interface est opérationnelle. Choisissez le fichier à convertir, le format de destination et cliquez sur encoder.

Pour Windows et Linux, lancez un invite de commande (un terminal sous Linux, cmd.exe sous Windows).

Pour Windows, placez vous dans le répertoire où se trouve ffmpeg :

cd C:LaOuSeTrouveFfmpeg

Pour Windows et Linux, entrez la commande suivante pour convertir un fichier audio FLAC vers MP3 :

ffmpeg -i monfichierflac.flac -f mp3 -acodec libmp3lame -ab 320000 -ar 44100 -ac 2 monfichiermp3.mp3

-i permet de renseigner le fichier à convertir.
-f permet de forcer le format de convertion.
-acodec permet de forcer le codec à utiliser (ici libmp3lame).
-ab permet de fixer le débit audio (bitrate) 320Kbps est une bonne qualité pour du MP3.
-ar permet de fixer la fréquence d’échantillonnage. 44,1KHz est une bonne fréquence pour ne pas dégrader le signal audio.
-ac permet de fixer le nombre de canaux audio (2 pour stéréo).
monfichiermp3.mp3 est le nom du fichier qui résultera de la commande.

Voilà voilà. Vous pouvez évidemment convertir dans d’autres formats et d’autres types de fichiers. Je vous ai mis ici la conversion la plus courante (vers le MP3).

Pour savoir quels formats sont supportés par Ffmpeg, taper la commande :

Ffmpeg -formats

Le retour de la commande vous indiquera ce que Ffmpeg peut faire (Décodage, Encodage ou les 2) suivant le format que ça soit vidéo, audio ou image.

En espérant que ça serve à certains…